Jeudi 9 octobre 2003
Connection entre le Canada et l'UCI
Bien que certains puristes du cyclisme considèrent que ce sport est clairement européen, c'est une canadienne qui seconde le président de l'UCI Hein Verbruggen dans la directionde ses multiples portefeuilles.
Il y a dix ans, Audrey Zuttel a quitté Montréal pour partir fréquenter une université en Suisse, le pays de sa naissance. Après avoir obtenu son diplome, elle a trouvé plusieurs emplois variés chez diverses entreprises suisses où elle a acquis une précieuse expérience en affaire. Puis, il y a deux ans, un entretien impromptu à l'UCI lui a permis d'obtenir une position comme assistante à M. Verbruggen.
Depuis qu'elle est la personne contact entre M. Verbruggen et le Comité International Olympique, ainsi que d'autres représentants d'organismes sportifs comme l'Agence Mondiale Anti-Dopage, l'aimable femme d'environ trente ans a accès à de précieuses informations. Elle sera sans doute présente vendredi prochain lorsque son compatriote montréalais Dick Pound, président de l'Agence Mondiale Anti-Dopage, arrivera à Hamilton pour des réunions que plusieurs espèrent être bénéfiques dans la normalisation des relations entre les deux groupes.
Naturellement, l'emploi du temps de Mme Zuttel est très chargé car, en plus d'être le président à temps complet de l'UCI, M. Verbruggen - occupation bénévole - est également un membre important du Comité International Olympique. Récemment, il a été nommé président du Comité de Coordination du Comité International Olympique pour les 29e Jeux Olympiques d'été qui auront lieu à Pékin, dans 5 ans. Par conséquent, elle se voit offrir de nombreuses opportunités à voyager autour du monde.
"Je ne l'ai pas accompagné en Chine mais j'aurais peut-être l'occasion d'y aller durant les Jeux Olympiques," a-t-elle dit, 'toutefois, je travaille sur le dossier chinois."
"Je vais où les championnats se déroulent et quelquefois je me déplace avec le Comité International Olympique. Toute ma famille est à Montréal, mes parents et ma soeur. Je prendrai l'avion pour Montréal lundi. J'essaie de revenir tous les 12 à 18 mois, c'est ma limite avant d'avoir le mal du pays."
Le retour des Championnats du Monde de Cyclisme au Canada - ceux-ci n'avaient pas eu lieu au pays depuis 1974 - permet à Mme Zuttel de renouveller ses liens avec son entourage. Par exemple, en début de cette semaine, elle est allée rejoindre un de ses bons amis et sa famille qui habitent près de Burlington, Ontario. Elle est évidemment très enchantée par ces championnats qui ont lieu au Canada.
"Oui, je suis très fière et émue par ces championnats et d'avoir l'opportunité de présenter à mes collègues d'où je viens ainsi que de travailler dans mon pays," expliquet-elle.
"Ce qui est intéressant lorsque l'on travaille avec une fédération internationale ce n'est pas seulement le cyclisme, mais également l'opportunité de faire la connaissance avec toutes les autres fédérations internationales et d'entrer dans la large et intéressante sphère du sport mondial. C'est une expérience très passionante dans son ensemble."
Alors la montréalaise est devenue une experte en cyclisme ?
"Je ne suis pas une experte en cyclisme," dit-elle en riant. "J'apprends tous les jours à propos du cyclisme. Et j'ai commencé moi-même à faire un peu de vélo. Je pédale sur une piste à notre centre de cyclisme mondial. La position que j'occupe implique une expérience sportive très globale où le cyclisme est le centre d'intérêt. J'aimerais passer quelques années supplémentaires dans le monde du cyclisme et ensuite, peut-être deviendrai-je une experte en cyclisme !"